En France, 6 millions de personnes ont les reins malades et l’ignorent. Lorsqu’elles s’en rendent compte, il est souvent trop tard. Pourtant, en s’informant sur ces pathologies et les risques associés et en se faisant dépister, il est possible de retarder, voire d’éviter ces maladies très lourdes.
En France, 1 personne sur 10 est concernée par les maladies rénales
Un fléau qui ne cesse de progresser d’environ 2% par an. Nos reins sont essentiels à la vie. Mais lorsqu’ils vont mal, les signaux d’alerte peuvent être discrets voire absents. La maladie rénale chronique (MRC) est une maladie silencieuse ; les premiers symptômes n’apparaissent qu’à un stade avancé de l’atteinte des reins. Chaque année, environ 11 000 personnes apprennent qu’elles souffrent d’une insuffisance rénale terminale et doivent entrer directement en dialyse pour suppléer l’effondrement de la fonction rénale.
42 500 personnes sont porteuses d’un greffon rénal, tandis que 53 000 patients dialysent. Un constat alarmant qui pourrait être amélioré par un dépistage précoce.
Informez-vous et faites-vous dépister gratuitement
A l’occasion de la semaine nationale du rein, France Rein vous informe et vous sensibilise à ménager vos reins. Partout en France, des stands d’informations et des lieux de dépistage gratuit vous sont ouverts (voir la carte interactive ici). N’hésitez pas à en parler avec votre médecin et à vous faire dépister surtout si vous êtres diabétique, hypertendu, obèse, avez plus de 60 ans ou prenez souvent des anti-inflammatoires.
Pour être précis et complet, voici la liste exhaustive des maladies/personnes ciblées par le dépistage : le diabète ; l’hypertension artérielle traitée ou non ; la maladie cardiovasculaire athéromateuse ; l’insuffisance cardiaque ; l’obésité (IMC sup à 30 kg/m²) ; les maladies de système ou auto-immunes (lupus, vascularite, polyarthrite rhumatoïde…) ; les affections urologiques (malformation urinaire, infections urinaires récidivantes, etc.) ; les antécédents familiaux de maladie rénale avec insuffisance rénale évolutive 3 ; les antécédents de néphropathie aiguë ; les traitements néphrotoxiques antérieurs (médicaments néphrotoxiques, en particulier AINS, chimiothérapie, etc.) ; l’exposition aux produits de contraste iodés, radiothérapie ciblant l’aire rénale, etc. ; l’exposition à des toxiques professionnels (plomb, cadmium, mercure) ; les personnes de plus de 60 ans.
Comment prendre soin de ses reins ?
- En ayant une alimentation équilibrée permettant d’éviter le surpoids. L’obésité est un facteur qui favorise la maladie rénale.
- En luttant contre la sédentarité grâce à une activité physique adaptée à son âge.
- En buvant la quantité d’eau adaptée à ses besoins (au moins 1,5 litre par jour) répartie sur la journée, afin de faciliter le travail de vos reins.
- En ne fumant pas.
- En évitant de manger trop salé, car l’excès de sel favorise l’hypertension. Attention à la surconsommation de plats tout prêts du commerce.
Attention aux substances qui peuvent être toxiques ! L’aspirine, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens comme l’ibuprofène peuvent être toxiques pour le rein lorsqu’ils sont utilisés à forte dose ou à long terme. N’abusez pas des laxatifs et des diurétiques. Évitez les herbes dites « soignantes » et plus généralement tout produit dont la composition n’est pas clairement identifiée. L’excès de protéine (œuf, viande, poisson) « fatigue » le rein et, à terme, l’abîme. Méfiez-vous donc des régimes hyper-protéinés.






