Le 3114, numéro national de prévention du suicide

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Médico-social Prévention

Lancement début octobre 2021 du 3114, le numéro national de prévention du suicide.
Pour qui ? Quelles missions ? quels chiffres clés et quelles actions en Bourgogne-Franche-Comté ?

Lancement du numéro national de prévention du suicide (2NPS)

Dans le cadre des Assises de la Santé Mentale et de la Psychiatrie, le Ministre chargé de la santé a annoncé le lancement du numéro national de prévention du suicide (2NPS). 

Confidentiel et gratuit, le 3114, numéro national de prévention du suicide, permet de répondre aux besoins immédiats des personnes en recherche d’aide : écoute, évaluation, intervention, urgence, orientation ou accompagnement. Il s’adresse également aux professionnels en contact avec des personnes en détresse ou en quête d’information sur le suicide et sa prévention.

Ce nouveau dispositif vise à réduire le nombre de suicides en France en offrant aux citoyens en grande souffrance une ligne téléphonique qui apporte une réponse professionnelle, 24h/24 et 7j/7, en lien avec les acteurs du territoire pour une prise en charge adaptée à chaque situation.

Ses missions :

  • Soulager la détresse psychologique de la personne suicidaire, de son entourage et des personnes endeuillées à la suite d’un suicide
  • Aider les professionnels en contact avec des personnes en détresse
  • Sensibiliser la population à la problématique du suicide et à sa prévention
  • Promouvoir les efforts de prévention sur notre territoire
  • S’inscrire et participer à un écosystème local sanitaire, social et médico-social

Les chiffres clés régionaux

Idées suicidaires

Même si l’interprétation des données doit être prudente compte tenu des faibles effectifs et de la difficulté pour les urgentistes à coder cet indicateur en Bourgogne-Franche-Comté, il semble y avoir une augmentation des passages aux urgences pour idées suicidaires depuis août 2020 chez les 11 ans et plus, de manière similaire à la tendance observée au niveau national. La moyenne mensuelle des passages aux urgences pour idées suicidaires de janvier à août 2021 était en hausse par rapport aux années précédentes (117 passages en moyenne vs. 66 en 2020, 53 en 2019 et 28 en 2018)

(Données issues de Santé publique France, Point épidémio - Santé mentale – Édition Bourgogne-Franche-Comté, 23/09/2021)

Gestes suicidaires

  • En Bourgogne-Franche-Comté, la moyenne mensuelle des passages aux urgences pour geste suicidaire sur l’année 2020 était en baisse par rapport à 2019 (-8,0 %) et à 2018 (-3,0 %).
  • 475 décès par suicide en 2015 ; 1,7% des décès dans la région, 4300 hospitalisations par an (2017) : la région se situe parmi les régions présentant une situation défavorable en matière de décès par suicide.
  • La région se situait dans la moyenne métropolitaine pour la déclaration des pensées suicidaires (5,1% de la population), les tentatives de suicide déclarées pendant l’année (0,8% population) et dans la vie (6,3%).
  • De fortes disparités entre les départements : la Haute-Saône plus exposée que la Côte-d’Or globalement.
  • La majorité des décès par suicide concerne les adultes de 25 à 59 ans.

(Données issues de Santé publique France, Bulletin de santé publique Bourgogne-Franche-Comté 2019 « Conduites suicidaires »)

Les actions en Bourgogne-Franche-Comté

Nous engageons nos partenaires dans la stratégie nationale de prévention du suicide :

  • En formant différents publics au repérage, à l’évaluation et à l’intervention auprès des personnes à risque suicidaire : en 2020, les premières sessions de formation ont été organisées pour 120 stagiaires : au sein de l’éducation nationale (enseignants, CPE, assistants d’éducation, psychologues infirmiers, médecins, travailleurs sociaux), au sein des ministères de l’intérieur et des armées ; gendarmes, policiers, psychologues, médecins, infirmiers.
    En Bourgogne-Franche-Comté, 25 professionnels sont formateurs sur la prévention du suicide.
  • En déployant le dispositif VIGILANS, dispositif de prévention de la récidive du suicide qui repose sur le contact régulier des personnes ayant fait une première tentative. En 2020, en Franche-Comté, 220 personnes ont intégré le suivi VIGILANS.