La première version de ce guide avait été élaborée par un groupe de travail mis en place par le Centre National d’Expertise sur les vecteurs1 (CNEV), à la demande de la Direction Générale de la Santé (DGS). Il s’adresse aux collectivités afin qu’elles puissent mettre en œuvre un programme de contrôle des moustiques Aedes aegypti et/ou Aedes albopictus (appelé « moustique tigre »). En effet, ces moustiques peuvent non seulement être à l’origine d’une nuisance importante et donc d’un impact sur la qualité de vie de la population ou les activités économiques notamment touristiques, mais aussi de risques sanitaires tels que des infections aux virus de la dengue, du chikungunya ou encore Zika.
Les collectivités territoriales, et en particulier les communes et les regroupements de communes, ont un rôle prépondérant à jouer dans ce domaine. Le maire est chargé du maintien de l’hygiène et de la salubrité publiques et, à ce titre, est appelé à mettre en œuvre des actions de lutte contre les moustiques à visée préventive dans le domaine public. Par ailleurs, l’échelle de la commune constitue l’échelon de proximité par excellence dans la mise en place d’une telle stratégie de contrôle, et les communes ont un rôle à jouer dans la sensibilisation du public à la lutte contre les lieux de ponte des moustiques femelles (gîtes larvaires) afin de réduire localement les densités de moustiques. Des solutions innovantes sont également développées et disponibles aux collectivités afin d’amplifier cette lutte intégrée.
En 2019, la réglementation sur la gouvernance de la prévention des maladies vectorielles transmises par les insectes a changé, et la situation épidémiologique des arboviroses, et en particulier des maladies transmises par les moustiques, a également évolué ces dernières années. Désormais le territoire national connait une colonisation quasiment totale par le moustique d’Aedes albopictus, accompagné d’une augmentation significative du nombre de cas humains. C’est ce qui a conduit à l’actualisation du présent guide.






