C’est un lieu convivial qui favorise le lien entre pairs et facilite l’accès à la vie sociale, luttant par là-même contre l’isolement.
Son fonctionnement favorise le "pouvoir d’agir" ("empowerment") de ses membres.
En Bourgogne – Franche-Comté, 45 GEM fonctionnent, vous trouverez ci-dessous une synthèse de leur activité 2024, ainsi que leur répartition à ce jour sur la région.
Voir le tableau de la liste des GEM en BFC
Un Groupe d’entraide mutuelle ou GEM, c’est quoi ?
Les GEM sont un outil d’insertion dans la cité, de lutte contre l’isolement et de prévention de l’exclusion sociale de personnes en grande fragilité. Ils sont introduits par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Ils sont subventionnés par l’Agence Régionale de Santé (ARS), organisés sous forme associative et constitués entre personnes ayant des troubles de santé similaires les mettant en situation de vulnérabilité et de fragilité. Ils offrent un espace pour se soutenir mutuellement dans les difficultés rencontrées, notamment en termes d’insertion sociale, professionnelle et citoyenne.
Ils sont dédiés aux personnes présentant un handicap résultant de troubles psychiques, troubles du neurodéveloppement, déficience intellectuelle, d’un traumatisme crânien ou de toute autre lésion cérébrale acquise.
Les GEM sont des lieux de rencontre et de pair-aidance. Ce ne sont pas des structures médico-sociales au sens de de l’article L. 312-1 du Code de l’action sociale et des familles. Ils ne délivrent ni soins ni prestations, et l’adhésion au GEM n’est pas conditionnée à une orientation par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). On préférera à ce titre le terme de "membre" du GEM, ou d’"adhérent", à celui d’"usager", qui fait référence à une prise en charge par une structure sanitaire ou médico-sociale.
Qu’est-ce que la pair-aidance ?
La pair-aidance repose sur l’entraide entre personnes souffrant ou ayant souffert d’une même maladie, somatique ou psychique. Le partage d’expérience, du vécu de la maladie et du parcours de rétablissement constituent les principes fondamentaux de la pair-aidance et induisent des effets positifs dans la vie des personnes souffrant de troubles psychiques.
Ce partage peut prendre plusieurs formes : la participation à des groupes de parole au sein d’association d’usagers, la rencontre dans des groupes d’entraide mutuelle (GEM), ou encore l’intégration de pairs aidants bénévoles ou professionnels dans les services de soins.






