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Vaccination contre le méningocoque W

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Attention méningite à Dijon et alentours. Vous avez entre 17 et 24 ans, la vaccination contre le méningocoque W est recommandée
Une campagne de vaccination contre le méningocoque W, pour les 17-24 ans, démarre à Dijon et dans les communes alentours à partir du 1er octobre 2018.

Qui est concerné? Quelles sont les communes ciblées? Où se faire vacciner?
Les réponses ci-dessous.
Corps de texte

2300 vaccins en 15 jours

D’après le bilan des deux premières semaines réalisé par Santé publique France, environ 2 300 vaccins ont été délivrés, dont près de 1 800 en pharmacie et un peu plus de 460 dans les deux centres de vaccination.

Les bénéficiaires de la vaccination sont majoritairement des élèves ou des étudiants, les classes d’âges les plus représentées étant les 17, 18 et 19 ans, le cœur de la population visée.

La mobilisation doit se poursuivre !

(Données mises à jour le 19 octobre )

 

Attention méningite à Dijon et alentours. Vous avez entre 17 et 24 ans, la vaccination contre le méningocoque W est recommandée

Le nombre de nouveaux cas d’infections invasives à méningocoque W d’une souche particulière, observés sur le secteur de Dijon-Genlis, conduit à l’organisation d’une campagne de vaccination pour les 17-24 ans.

Objectif : protéger du risque d’infection les jeunes adultes qui résident, étudient ou travaillent dans ces secteurs, et contribuer à interrompre la circulation du germe dans la population.
 

Qui est concerné par la campagne de vaccination contre le méningocoque W?

Les jeunes de 17 à 24 ans qui résident, étudient ou travaillent dans l'une des 153 communes concernées. Au total environ 40 000 jeunes.

Les personnes vaccinées contre la méningite C selon le calendrier vaccinal ne sont pas protégées contre les méningocoques W. Seul le vaccin tétravalent (A, C, W, Y) protège 5 ans contre le méningocoque W. Les vaccins tétravalents conjugués Nimenrix® et Menveo® protègent au moins 5 ans contre les méningocoques A, C, W et Y.

Les jeunes qui ont été vaccinés au cours de la campagne de vaccination 2017 contre le méningocoque W sur le campus de Dijon sont protégés. Ils n’ont donc pas besoin de renouveler leur vaccination.

Quelles sont les communes ciblées ?

Les communes concernées sont celles des bassins de vie de Dijon et de Genlis, ce qui représente 153 communes.
Voir les communes concernées sur une carte (pdf)

Communes concernées par la campagne de vaccination contre le méningocoque W
Ahuy
Aiserey
Ancey
Arceau
Arcey
Arc-sur-Tille
Asnières-lès-Dijon
Barges
Baulme-la-Roche
Beire-le-Châtel
Beire-le-Fort
Bellefond
Belleneuve
Bézouotte
Binges
Blagny-sur-Vingeanne
Blaisy-Bas
Blaisy-Haut
Source-Seine
Bligny-le-Sec
Bressey-sur-Tille
Bretenière
Bretigny
Brochon
Brognon
Broindon
Bussy-la-Pesle
Cessey-sur-Tille
Chambeire
Chamboeuf
Chambolle-Musigny
Champagny
Champrenault
Chanceaux
Charencey
Charmes
Chenôve
Chevannay
Chevigny-Saint-Sauveur
Cirey-lès-Pontailler
Clémencey
Clénay
Collonges-lès-Premières
Corcelles-lès-Cîteaux
Corcelles-les-Monts
Couchey
Couternon
Crimolois
Cuiserey
Curley
Curtil-Saint-Seine
Daix
Darois
Dijon
Drée
Échigey
Étaules
Fauverney
Fénay
Fixin
Flavignerot
Fleurey-sur-Ouche
Fontaine-lès-Dijon
Francheville
Genlis
Gergueil
Gevrey-Chambertin
Hauteville-lès-Dijon
Izeure
Izier
Labergement-Foigney
Lantenay
Longchamp
Longeault
Longecourt-en-Plaine
Longvic
Magny-Saint-Médard
Magny-sur-Tille
Mâlain
Marliens
Marsannay-la-Côte
Massingy-lès-Vitteaux
Mesmont
Messigny-et-Vantoux
Mirebeau-sur-Bèze
Morey-Saint-Denis
Neuilly-lès-Dijon
Noiron-sous-Gevrey
Noiron-sur-Bèze
Norges-la-Ville
Oisilly
Orgeux
Ouges
Panges
Pasques
Pellerey
Perrigny-lès-Dijon
Plombières-lès-Dijon
Pluvault
Pluvet
Poncey-sur-l'Ignon
Prâlon
Premières
Prenois
Quemigny-Poisot
Quetigny
Remilly-sur-Tille
Renève
Rouvres-en-Plaine
Ruffey-lès-Echirey
Saint-Apollinaire
Saint-Hélier
Saint-Jean-de-Boeuf
Saint-Julien
Sainte-Marie-sur-Ouche
Saint-Martin-du-Mont
Saint-Mesmin
Saint-Philibert
Saint-Seine-l'Abbaye
Salmaise
Saulon-la-Chapelle
Saulon-la-Rue
Saussy
Savigny-le-Sec
Savigny-sous-Mâlain
Savolles
Semezanges
Sennecey-lès-Dijon
Soirans
Sombernon
Talant
Tanay
Tart-l'Abbaye
Tart-le-Bas
Tart-le-Haut
Tellecey
Thorey-en-Plaine
Tréclun
Trochères
Trouhaut
Turcey
Urcy
Val-Suzon
Varanges
Varois-et-Chaignot
Vaux-Saules
Velars-sur-Ouche
Verrey-sous-Drée
Verrey-sous-Salmaise
Villeberny
Villotte-Saint-Seine
Villy-en-Auxois
Vitteaux

Où se faire vacciner ?

A partir du lundi 1er octobre, les personnes concernées peuvent se faire vacciner suivant deux modalités :

  • en se rendant chez un médecin généraliste qui leur délivrera la prescription de la vaccination après avoir vérifié qu’ils en remplissent les conditions (le pharmacien leur remettra alors le vaccin gratuitement).
  • en prenant rendez-vous dans l’un des deux centres de vaccination de Dijon qui assureront cette vaccination :
    • Le centre de prévention et de santé universitaire, sur le campus (vaccin gratuit et consultation sans avance de frais, emmenez votre carte vitale)
      6 a rue du recteur Marcel-Bouchard
      Sur rendez-vous au 03 80 39 55 69
      Site internet
    • Le centre départemental de vaccination au CHU de Dijon (prise en charge totalement gratuite)
      Boulevard Maréchal de Lattre de Tassigny, entrée "urgences" (suivre "urgences adultes"). Tél. :  03.80.28.14.62
      Accueil secrétariat : du lundi au vendredi, de 9h00 à 12h15 et de 13h00 à 17h15.
      Site internet
      Plan pour se rendre au centre de vaccination du CHU de Dijon

Un numéro vert dédié jusqu'au 12 octobre 

Pour vous informer et poser vos questions, le 0.805.200.550 (Numéro vert) est joignable du lundi au vendredi, de 9h à 17h jusqu'au 12 octobre.
 

Questions/réponses

  • Pourquoi renouveler une campagne de vaccination alors qu’une première action de ce type a été conduite sur le campus en 2017 ?

Fin 2016, un foyer épidémique (3 cas en moins de 3 mois) s’était déclaré parmi la communauté étudiante du campus de Dijon. La campagne de vaccination était destinée à prévenir l’expansion de l’épidémie. Aucun nouveau cas n’est intervenu entre janvier et décembre 2017.

Entre décembre 2017 et juin 2018, quatre cas d’infections invasives à méningocoque W liés à la même bactérie que celle du campus ont été rapportés chez des jeunes adultes, étudiants et non étudiants, dans les bassins de vie de Dijon et Genlis. Il faut relever que les étudiants ayant développé la maladie n’étaient pas encore à l’université en 2017 et n’avaient pas été ciblés par la campagne de vaccination. Ce qui suggère que la bactérie continue à circuler dans la population des bassins de vie de Dijon et Genlis, en particulier chez les jeunes adultes, et pas seulement dans la communauté étudiante.
En proposant une vaccination généralisée dans cette classe d’âge, les experts cherchent à  augmenter la protection individuelle et collective face à cette bactérie.

A noter : les jeunes qui ont été vaccinés au cours de la campagne sur le campus de Dijon sont protégés. Ils n’ont donc pas besoin de renouveler leur vaccination.

  • Pourquoi cibler les jeunes de 17 à 24 ans ?

Le choix de cette tranche d’âge est guidé à la fois par l’âge des cas survenus entre 2016 et 2018 en Côte-d’Or et par les connaissances scientifiques montrant que le portage rhino-pharyngé du méningocoque est plus fréquent à cette période de la vie.
La vaccination vise donc à apporter une protection directe à ces jeunes adultes fréquentant la zone géographique où cette bactérie circule.
Elle pourrait avoir un bénéfice indirect dans l’ensemble de la population en diminuant le portage et donc la transmission de la bactérie dans la population par le biais de porteurs asymptomatiques.

  • Pourquoi les bassins de vie de Dijon et Genlis seulement ?

Depuis 2016, 11 cas d’infections invasives à méningocoque de la même souche sont survenus en Côte-d’Or, dont 9 dans ce bassin de vie. La transmission de la souche semble être plus active dans cette zone.

  • Qu’est-ce que le méningocoque ?

Les méningocoques sont des bactéries qui peuvent être présentes dans la gorge, sans pour autant rendre malade.
Il existe plusieurs sérogroupes de méningocoques. Les plus fréquents en France sont le B, le C, le W et  le Y.
Depuis 2015, les autorités sanitaires observent une augmentation des infections à méningocoque du sérogroupe W en France.
Les bassins de vie de Dijon-Genlis sont particulièrement concernés par la diffusion de cette bactérie, avec une incidence plus élevée que dans le reste du territoire.
La survenue de plusieurs cas dans un délai de quelques mois dans une zone géographique limitée est inhabituelle, et nécessite des actions de prévention dans la population.  

  • Comment contracte-t-on la maladie ?

Le méningocoque se transmet à l’occasion d’un contact étroit entre deux personnes, le plus souvent par la toux, les postillons, les éternuements et la salive.
Le portage de la bactérie sans symptôme associé est fréquent dans la population, en particulier chez les jeunes adultes (20-25% de porteurs asymptomatiques à 19 ans selon les données de la littérature).

  • Quelles sont les principales formes de l’infection ?

Dans certains cas, les méningocoques peuvent provoquer une infection grave : méningite ou septicémie, parfois mortelle (10% de décès) ou qui laisse des séquelles graves au niveau neurologique ou physique (dans 20% des cas).

La fréquence de décès liés à la bactérie particulière circulant dans le bassin de vie de Dijon-Genlis est plus élevée (32% parmi les cas rapportés en France en 2017).

  • Comment peut-on se protéger contre le méningocoque ?

La vaccination demeure le meilleur moyen de protection.
La campagne de vaccination qui se met en place vise le méningocoque W.
Les personnes vaccinées contre d’autres sérogroupes (A et C notamment) ne sont pas protégées contre le W.

  • Quel vaccin est utilisé contre le méningocoque W ?

Le vaccin utilisé (NIMENRIX ou MENVEO) protège contre 4 souches du méningocoque : A, C, Y et W.

  • J’ai acheté le vaccin mais mon médecin est absent, que faire ?

Il est possible de se rendre au centre de vaccination du CHU avec le vaccin pour se faire vacciner.
Pour les mineurs, le CHU demande soit la présence d’un parent, soit une autorisation parentale.

  • Combien de doses sont nécessaires pour avoir une bonne protection ?

Une seule dose de vaccin conjugué est nécessaire pour être protégé au minimum cinq ans
Ce vaccin est administré par voie intra musculaire, comme habituellement.

  • Le vaccin est-il sûr ?

Oui.
Une réaction locale  (douleur, rougeur) peut survenir. Il existe un très faible risque de réaction allergique au vaccin.

Tout effet indésirable que vous suspectez d'être dû à un médicament doit être déclaré au Centre Régional de Pharmacovigilance (CHU de Dijon) au moyen du portail de signalement du Ministère de la Santé signalement-sante.gouv.fr