La santé pour territoire

Les orientations stratégiques 2016-2017

Article
Nous mettons en œuvre en 2016 et 2017 des orientations stratégiques qui s’inscrivent dans :
- le cadre du projet de loi de modernisation de notre système de santé ;
- le cadre du plan triennal 2015-2017 pour l’efficience et la performance du système de santé doit transformer en profondeur notre système de santé pour plus d’efficience et de qualité.
Corps de texte

Faire le choix de la prévention et agir tôt et fortement sur tout ce qui a une influence sur notre santé

La prévention et la promotion de la santé ainsi que la prise en compte des déterminants de santé sont des leviers majeurs de réduction de la mortalité et de la morbidité évitables et de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé. Notre action, en étroite coordination avec nos partenaires et en particulier dans le cadre des commissions de coordination des politiques publiques, doit permettre de réaffirmer la priorité donnée à la prévention. Cette dynamique est renforcée par le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement qui prévoit la mise en place, dans chaque département, d’une conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées. La prévention doit s’inscrire dans une approche globale de la santé, avec des actions ciblées par populations (jeunes, femmes, personnes âgées et handicapées, personnes en situation de pauvreté...), milieux de vie (travail, école, activités physiques...) et par risques.

Les risques environnementaux doivent faire l’objet d’une attention particulière, tant sur le plan de la lutte contre les facteurs de risque que sur le plan de la veille et de la sécurité sanitaire.

 
Organiser les soins autour des patients et en garantir l’égal accès

La prise en charge des patients est encore insuffisamment coordonnée entre l’ensemble des acteurs de la ville, de l’hôpital et du secteur médico-social, malgré la mise en place progressive d’une politique de parcours dans les territoires. Notre action doit permettre de généraliser la mise en œuvre opérationnelle de ces parcours, structurés autour d’une offre de premier recours consolidée par la mise en œuvre du Pacte Territoire Santé en favorisant le développement des fonctions d’appui aux professionnels pour la coordination des parcours complexes.

En complément, la constitution, dans chaque territoire, de groupements hospitaliers de territoires, doit contribuer à la définition d'une stratégie de prise en charge commune et graduée du patient sur un territoire, dans le but d’assurer une égalité d’accès à des soins sécurisés et de qualité. Nous veillerons à accompagner les établissements dans leurs travaux de mise en commun autour d’un projet médical partagé.

La mise en œuvre des parcours doit s’accompagner d’un virage ambulatoire qui favorisera les prises en charge courtes plutôt qu’en hospitalisation complète et, chaque fois que possible et à niveau de prestation équivalente, à favoriser les prises en charge hors établissement notamment par la médecine de ville. Nous accompagnerons les établissements de santé dans les changements profonds et rapides que nécessite le développement de ces prises en charge ambulatoires. Les efforts en matière de qualité et de sécurité des prises en charge devront également être poursuivis.

 
Approfondir la démocratie en santé

Nous devons renforcer notre partenariat et le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes : les usagers, les acteurs institutionnels, les professionnels de santé et leurs représentants, les établissements sanitaires et médico-sociaux et les élus des collectivités territoriales dans le cadre des instances de démocratie sanitaire « officielles ». En parallèle, pour une démocratie en santé renforcée au sein des territoires, elle doit également explorer de nouvelles formes de participation citoyenne. C’est dans l’interaction entre ces deux formes de démocratie (représentative et participative) qu’émergeront les propositions les plus pertinentes issues de la société civile. La mise en œuvre des conseils territoriaux de santé actera cette volonté de proximité.

 
Maitriser les coûts externes et internes

Dans un contexte de taux d’évolution de l’Objectif national des dépenses d'Assurance maladie (ONDAM) historiquement bas sur les trois années à venir (2,05% en 2015, 1,75% en 2016 et 1,75% en 2017), nous contribuerons à la maîtrise des dépenses d’assurance maladie tout en s’assurant que les économies réalisées sur ces dépenses ne se traduisent pas par l’émergence de déficits hospitaliers dans le secteur public, en renforçant le suivi et l’accompagnement des établissements en difficulté financière ainsi que l’anticipation des éventuelles dégradations, en accompagnant les établissements de santé dans la modernisation de leur organisation et l’optimisation de leur performance et en veillant à la maîtrise de la masse salariale.

Nous veillerons à la bonne gestion de ses ressources humaines et financières, dans un contexte budgétaire contraint. Sur le plan de la gestion des ressources humaines en particulier, elle veillera d’une part à adapter les compétences aux évolutions des missions et des modes d’intervention et d’autre part poursuivre les efforts en matière d’amélioration de la qualité de vie professionnelle et de prévention des risques psychosociaux, dans le cadre d’un dialogue social exemplaire.