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Journée mondiale AVC 2017

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Riskomètre AVC
Nous vous informons sur les actions menées dans la région et la création d'une appli «Riskomètre de l'AVC» qui mesure vos facteurs de risque et propose des solutions pour les faire baisser.
Nous vous rappelons également ce qu’est un Accident vasculaire cérébral (AVC), les signes d’alerte et la conduite à tenir ainsi que les facteurs de risque et les solutions pour les limiter.
Corps de texte

La Journée mondiale AVC dans notre région

Notre région se mobilise pour la journée mondiale du 29 octobre. De nombreuses actions sont menées autour de la prévention des accidents vasculaires cérébraux  : prévention des facteurs de risques et connaissance de la conduite à tenir en cas de survenue d’un AVC.

Des stands d’information à destination du grand public en ville, dans les lieux de promenades ou dans certains centres hospitaliers, des conférences et réunions grand public sur les AVC, des forum à destination des professionnels de santé... sont organisés par nos partenaires, notamment le réseau AVC Bourgogne Sud Haut Marnais, le réseau des urgences neurologiques de Franche-Comté, les associations France AVC, les centres hospitaliers, certaines mairies…

Les AVC, en chiffres, dans notre région Bourgogne-Franche-Comté

  • 20 579 personnes en Affections de longue durée (ALD) pour cause d’AVC en 2014.
  • 29 700 personnes prises en charge pour cause d’AVC en 2014 dont 25 300 du fait de séquelles d’AVC et 4 400 pour AVC aigus
    (source : ensemble des prises en charge remboursée par l’assurance maladie, données SNIIRAM).
  • 9 288 séjours hospitaliers pour AVC en 2016
    (source : PMSI).

 

Téléchargez la nouvelle appli « Riskomètre de l'AVC »

Vous pouvez voir cette affiche dans les gares de la région jusqu'à la fin de mois d'octobre. Elle présente la nouvelle appli qui permet de mesurer vos facteurs de risque et les solutions pour les faire baisser. 

Riskometre AVC

 

Qu’est-ce qu’un Accident vasculaire cérébral (AVC) ?

Dans le langage populaire, un AVC est appelé "attaque" ou "congestion cérébrale". 

Il s’agit d’un trouble vasculaire cérébral touchant les vaisseaux sanguins qui amènent le sang au cerveau. Concrètement, un AVC survient lorsque le flux sanguin rencontre un obstacle (caillot sanguin ou vaisseau sanguin rompu) qui bloque son passage vers les différentes parties du cerveau, ce qui prive ces dernières de leur apport vital en oxygène, causant leur disfonctionnement puis leur mort en quelques minutes.

Les effets dévastateurs d'un AVC sont souvent permanents car les cellules cérébrales mortes ne sont pas remplacées.

Il existe deux types d'AVC :

  • les AVC ischémiques ou infarctus cérébraux (85% des AVC) : artère bouchée par un caillot de sang, ce qui bloque la circulation sanguine,
  • les AVC hémorragiques (15% des AVC) : rupture d'une artère, déclenchant une hémorragie intracérébrale ou rupture d'un anévrysme (malformation vasculaire congénitale), entraînant une hémorragie méningée.

L'AVC est la première cause de handicap physique de l'adulte en France. Les AVC sont souvent responsables de séquelles lourdes, l'accident pouvant toucher des grandes fonctions neurologiques, telles que la motricité (hémiplégie), la sensibilité (anesthésie, douleurs), le langage (apahasie), la vision, ce qui entraîne de nombreuses difficultés de réinsertion.

Sources : site internet de France AVC : http://www.franceavc.com/ 

Les AVC en chiffres, en France

En France, toutes les 4 minutes, une personne est victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Chaque année, 150 000 personnes sont donc victimes d’un AVC, plus de 110 000 sont hospitalisées et 30 000 en décèdent. Cette pathologie représente la première cause nationale de handicap acquis de l’adulte : plus de 500 000 Français vivent avec des séquelles.
3 personnes sur 4 atteintes d'un AVC ont plus de 65 ans mais le nombre de jeunes augmente en raison du diabète et de l'obésité.

Les signes d'alerte les plus fréquents de l’AVC et la conduite à tenir

Il faut connaître les symptômes, les reconnaître et consulter en urgence :

  • Faiblesse, paralysie, engourdissement d'un bras, perte de sensibilité du visage, d'un côté du corps.
  • Diminution ou perte de la vision, d'un œil et/ou des yeux, vision double.
  • Perte soudaine de la parole, difficultés pour parler, pour articuler ou comprendre ce qui est dit.
  • Instabilité de la marche inexpliquée ou chute soudaine, troubles de l'équilibre, vertiges.

Ces symptômes peuvent apparaître brutalement. Ils peuvent disparaître tout aussi vite, sans laisser de trace, en moins de 24 heures ; il s'agit alors d'un Accident ischémique transitoire (AIT), véritable signe avant-coureur de l'infarctus cérébral dont l'évolution est imprévisible.

Que faire ?

Toute suspicion d'AVC nécessite une consultation médicale en urgence ou l'appel téléphonique immédiate du centre 15 (pompiers et SAMU) pour assurer le transport du patient vers un service hospitalier compétent.

AVC

 

Prévenir : quels sont les facteurs de l’AVC et comment peut-on les limiter ?

Dix facteurs de risques déterminés par le mode de vie (et donc potentiellement modifiables) sont associés à la survenue de 90% des AVC :

  • L’antécédent d’hypertension artérielle, qui contribue à 40% au risque d’AVC (risque multiplié par 2, et par 5 chez les moins de 55 ans) ;
  • Le tabagisme, qui triple le risque d’AVC ;
  • L’obésité abdominale, évaluée par le rapport du tour de taille/tour de hanche, qui contribue à hauteur de 36% à l’AVC;
  • Une alimentation non équilibrée contribue à hauteur de 33% au risque d’AVC ;
  • Le manque d’activité physique ;
  • La consommation d’alcool ;
  • La fibrillation atriale, qui est le premier facteur de risque d’origine cardiaque, avec un risque multiplié par 4 ;
  • Les facteurs psychosociaux (stress, dépression, isolement social…) ;
  • Un diabète, pour l’AVC ischémique ;
  • Une concentration trop élevée d'un ou plusieurs lipides présents dans le sang (cholestérol, triglycérides…).

 

Pour chacun, prévenir l’AVC, c’est d’abord aller vers des habitudes de vie qui réduisent les risques liés au mode de vie :

  • adopter une alimentation équilibrée, consommer des fruits et légumes, réduire sa consommation de sel ;
  • Pratiquer régulièrement une activité physique : au moins 30 mn par jour, 5 jours ou plus par semaine ;
  • Perdre du poids en cas de surpoids ;
  • Éviter de fumer. Pour arrêter de fumer, une aide est possible au 3989 et sur http://www.tabac-info-service.fr/ ;
  • Limiter sa consommation d’alcool ;
  • Réduire son stress ;
  • Préserver son sommeil.

 

 

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