Service d’accès aux soins (SAS) : la garantie d’un accès aux soins partout et à toute heure

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Politique publique de santé

Proposé dans le cadre du Pacte pour la refondation des urgences et réaffirmé lors du Ségur de la santé, le Service d’accès aux soins (SAS) est un élément clé du nouveau modèle de prise en charge des patients. Objectif : répondre à la demande de soins vitaux, urgents et non programmés de la population partout et à toute heure.

Le SAS, qu’est-ce que c’est ?

Le service d’accès aux soins est un nouveau service d’orientation de la population dans leur parcours de soins. Il doit permettre d’accéder à distance à un professionnel de santé pouvant fournir un conseil médical, proposer une téléconsultation, orienter selon la situation vers une consultation non programmée en ville, vers un service d’urgence ou déclencher l’intervention d’un SMUR, par exemple.

En lien avec les services de secours, le SAS est fondé sur un partenariat étroit et équilibré entre les médecins de ville et les professionnels de l’urgence hospitalière des SAMU.

 

Une phase pilote menée dès cette année dans la perspective d’une généralisation en 2022

Ainsi, 2021 devra permettre de définir les modalités de la généralisation du SAS avec tous les acteurs du système de santé.

Pour mener cette phase pilote, un appel à projets a été diffusé via les agences régionales de santé (ARS) en juillet 2020 pour identifier des projets sur l’ensemble du territoire. De nombreux acteurs ont candidaté, témoignant ainsi de la dynamique partenariale entre professionnels.

Au total, 22 projets ont été retenus. 13 régions de métropole et des outre-mer sont représentées : ainsi, les différents sites pilotes couvrent plus de 40 % de la population, ce qui assure une couverture territoriale large, concernant aussi bien des pôles urbains que des zones moins denses ou connaissant des problématiques de désertification médicale.

Service d’accès aux soins : les dispositifs pilotes par région

Chacune des candidatures a fait l’objet d’une étude par le ministère selon différents critères (fluidité du parcours de l’usager, pertinence des partenariats, qualité des outils techniques de téléphonie et des systèmes d’information, équilibre entre acteurs hospitaliers et libéraux). Des échanges ont été organisés avec chacune des 13 ARS concernées, de même qu’avec les représentants de syndicats nationaux de médecins libéraux et urgentistes.

En Bourgogne-Franche-Comté, c’est le SAMU21 et son CRRA - Centre 15 qui a été retenu projet pilote.

Le projet présenté par le CHU 21 dont le C15 couvre également la Nièvre, s’appuie sur un existant déjà très important, il rejoint en tout point l’objectif poursuivi par la mise en place du Service d’Accès aux Soins (SAS) avec :

  • Un renforcement de la qualité de service :
  • Un front office avec un décroché « N1 » respectant les recommandations professionnelles avec comme principe « accueillir, qualifier, et transmettre »
  • Une prise en charge spécialisée avec comme principe « qualifier, agir, orienter »
  • Un développement des régulations spécialisées (Gériatrie, psychiatrie, odontologie, pédiatrie, médico-sociale) en complément des régulations médicales de Médecine d’Urgence et de Médecine Générale fonctionnant déjà H24, 365 jours par an.
  • Une offre de soins non programmés très étendue
  • Une amélioration continue de l’efficience, de la coordination et de l’accessibilité des patients à l’offre de soins et aux différents plateaux techniques existants. Un des objectifs est de réduire l’accès aux services d’urgence de 30% par développement du recours en amont au SAS.

Un accompagnement des projets pilotes par le ministère et les ARS

À la suite de l’annonce des projets pilotes retenus, un dispositif national d’accompagnement a été mis en place. Son rôle est de suivre les équipes pilotes dans le déploiement de leurs projets et de sécuriser leur lancement.