COVID19 en Bourgogne-Franche-Comté : L’amorce d’un rebond épidémique : Se faire dépister au moindre signe

Communiqué de presse
Politique publique de santé COVID19 Prévention

La vitesse de diffusion du variant dit britannique et la hausse du taux de positivité des tests dans la région laissent entrevoir une reprise épidémique. Pour répliquer, l’ARS Bourgogne-Franche-Comté en appelle de nouveau au civisme et à la prudence de tous, en particulier pour se faire dépister au moindre signe ou en cas de contact à risque.

Si l’incidence reste stable dans la région sur la dernière période de 7 jours (environ 160 pour 100 000 habitants), cette stabilité coïncide avec une baisse du nombre de tests réalisés : la hausse significative du taux de positivité des tests témoigne de l’amorce d’un rebond épidémique.

Ce rebond est à mettre en relation avec la diffusion croissante du variant dit britannique, dont le taux de circulation a doublé en une semaine : il représente près de 31% des cas positifs dans la région (chiffres Santé publique France du 15 au 21 février), contre 16% la semaine dernière. Les départements de la Nièvre (plus de 50%) et du Doubs (43%) sont les premiers concernés.

Près de 1 400 personnes hospitalisées pour COVID-19

Un décalage de dix jours environ étant observé entre la situation épidémique et l’activité hospitalière, cette nouvelle accélération de la circulation virale ne se ressent pas encore sur les prises en charge en établissements de santé, qui accueillent toutefois près de 1 400 patients pour la seule pathologie COVID, ce qui reste considérable.
3 753 décès sont répertoriés au sein de ces établissements depuis le début de l’épidémie ; 2 182 décès dans les établissements médico-sociaux.

Près du tiers des personnes de plus de 75 ans vaccinées

La campagne de vaccination se poursuit dans la région où 147 553 personnes ont reçu une première injection, dont plus de 85 000 ont bénéficié d’une deuxième injection (au 24/02). Près du tiers des plus de 75 ans ont reçu au moins une dose de vaccin.
Depuis ce jeudi, les médecins volontaires peuvent administrer dans leur cabinet le vaccin AstraZeneca à leurs patients de 50 à 64 ans souffrant de comorbidités (plus de 35 000 doses disponibles sur les deux premières semaines de la vaccination en ville).
Cette dynamique vaccinale est un moyen de contenir le rebond épidémique, en améliorant la protection des plus fragiles.

Ne pas hésiter à se faire dépister

La diffusion d’un variant plus contagieux nous met au défi d’un renforcement de nos gestes de prévention, pour éviter une nouvelle vague épidémique.
Au rang des actions à la portée de tous, l’ARS encourage à augmenter encore le niveau de vigilance collective :
- au quotidien et en toutes circonstances, appliquer tous les gestes barrière
- au moindre signe évocateur de la COVID ou en cas de contacts à risque : se faire dépister dans les meilleurs délais
- respecter scrupuleusement les consignes d’isolement.

Sous l’effet des congés scolaires notamment, le nombre de tests a marqué le pas dans la région.

Grâce à la mobilisation des laboratoires de biologie médicale, des pharmaciens et de l’ensemble des partenaires, chacun dispose en proximité d’un accès facile et rapide à un dépistage gratuit.

Ce dépistage reste l’une des clés pour contrer l’épidémie.

Où se faire dépister en Bourgogne-Franche-Comté ?

les 10 gestes barrières mis à jour le 22 janvier 2021