COVID-19 : les autotests

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Disponibles en vente libre en pharmacie, les autotests viennent compléter le dispositif de test basé sur les RT-PCR et les tests antigéniques réalisés par les professionnels de santé.
Qu’est-ce qu’un autotest ? A qui est-il destiné ? Comment l'utiliser ? Que faire en cas de résultat positif ou négatif ? On vous explique tout ça.

Dans le contexte épidémique actuel, les autotests constituent un outil complémentaire des tests antigéniques réalisés par les professionnels de santé et des tests RT-PCR qui restent la technique de référence pour la détection de l’infection à la Covid-19.

L’autotest est reservé aux personnes asymptomatiques de plus de 15 ans. Il permet de se surveiller régulièrement et de pouvoir et mettre en place sans délai des mesures d’isolement et de contact tracing essentielles en cas de détection de la COVID-19.

 

Un autotest COVID est un test antigénique dont le prélèvement et la lecture du résultat peuvent être réalisés seul, d’après les indications fournies par un professionnel et après lecture des conditions d’utilisation et du « guide d’utilisation » disponible en bas de cette page.

Le mode de prélèvement autorisé aujourd’hui est l’auto-prélèvement nasal, qui est moins profond que le prélèvement nasopharyngé pratiqué pour les tests PCR et antigéniques classiques. Le résultat est déterminé en quinze à vingt minutes, selon la notice du fabricant.

Les autotests sont moins sensibles que les tests classiques (PCR et antigéniques) effectués par un professionnel de santé en prélèvement nasopharyngé plus profond.

En répétant l’autotest une à deux fois par semaine, on augmente les chances de le réaliser au début de la maladie, c’est-à-dire au moment où le virus est le plus présent et le plus facilement détectable, et surtout au moment où on est le plus contagieux.

On multiplie ainsi les chances, si l’on est porteur asymptomatique du virus, de pouvoir en prendre connaissance, s’isoler, réaliser un test PCR de confirmation, de prévenir ses contacts et donc contribuer à rompre le plus rapidement possible la chaine de contamination.

Les autotests sont des tests antigéniques. Ce sont donc les mêmes types de tests que ceux actuellement réalisés en pharmacie.

La différence réside non pas dans la méthode d’analyse du prélèvement, mais bien dans la manière de réaliser le prélèvement. En effet, en pharmacie, le prélèvement nasopharyngé est réalisé par un professionnel de santé, tandis que dans le cadre d’un autotest, le prélèvement nasal, moins profond, est réalisé par l’usager.

Les autotests disponibles à la vente libre (en pharmacie) seront pris en charge pour les aides aux personnes âgées et aux personnes handicapées qui sont en contact avec les personnes fragiles à risque de formes graves de la COVID-19.

Sont concernés par cette prise en charge les services d’aide à domicile (SAAD en service prestataire, intervenants mandataires, particuliers employeurs, salariés des SSIAD, salariés de service pour personnes handicapées) et les accueillants familiaux. La dispensation gratuite d’autotest leur sera assurée sur présentation d’un justificatif du professionnel, dans la limite de 10 autotests par mois. 

En revanche, les autotests ne sont pas pris en charge par l’Assurance Maladie pour le grand public. Le grand public dispose en effet déjà d’une offre de tests PCR et antigéniques facilement accessibles et pris en charge.

L’utilisation des autotests est autorisée pour les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans, dans le cadre de campagnes de dépistage itératif à large échelle, à l’image des campagnes de tests par prélèvements salivaires réalisées dans les écoles, ainsi que dans le cadre privé pour les particuliers (se faire tester avant des réunions de famille par exemple, mais sans abandonner les gestes barrières), là aussi de manière répétée.

Il est à souligner que, en cas de doute ou de contact à risque, l’autotest est formellement contre-indiqué : il faut alors recourir à un test PCR ou un test antigénique sur prélèvement nasopharyngé effectué par un professionnel (en pharmacie, par exemple).

 

Les autotests sont des tests antigéniques. La Haute autorité de Santé impose pour autoriser ces tests que leur « sensibilité », c’est-à-dire leur capacité à détecter le virus chez une personne malade, s’élève au minimum à 80%. Leur « spécificité », c’est-à-dire la probabilité qu’une personne au test positif soit effectivement porteuse du virus, s’élève à plus de 99%. Ainsi le risque de « faux positif » est extrêmement réduit (moins de 1%).

Toutefois, le prélèvement des autotests n’étant pas réalisé par un professionnel de santé, mais par l’usager lui-même, la possibilité d’obtenir un “faux négatif” causé par une erreur de prélèvement est bien réelle. Par ailleurs, le prélèvement nasal ne permet pas systématiquement de détecter le virus, c’est la raison pour laquelle la méthode de référence pour les tests diagnostic reste le prélèvement nasopharyngé.

Il est donc primordial de garder à l’esprit qu’un résultat négatif ne signifie pas nécessairement que l’utilisateur n’est pas porteur du virus. C’est d’ailleurs le cas de tous les tests disponibles : aucun test ne permet en cas de résultat négatif de lever les gestes barrières.

Le caractère itératif – c’est-à-dire répété plusieurs fois – de l’utilisation des autotests permet cependant d’augmenter leur fiabilité par la répétition régulière des prélèvements.

Visionnez la vidéo vous indiquant comment pratiquer votre autotest ci-dessous : 

 

Retrouvez un guide d'utilisation au format PDF à télécharger en bas de cette page : comment utiliser l'autotest et que faire en fonction du résultat

Pourquoi est-il crucial de faire un test PCR de confirmation en cas de résultat positif d’un autotest ?

La réalisation d’un test PCR de confirmation en cas d’autotest positif permet l’entrée de son résultat dans SI-DEP (l’outil informatique de contrôle de l’épidémie).

Faire le test PCR de confirmation permet donc :

  • au patient de bénéficier de la prise en charge par l’Assurance Maladie (délivrance d’un arrêt de travail, aide à l’isolement) ;
  • à l’Assurance Maladie de mettre en oeuvre le contact-tracing pour identifier les cas contact et casser les chaînes de contamination et lutter contre l’épidémie et de proposer une aide à l’isolement ;
  • de réaliser la détermination du variant par criblage.

Faire le test PCR de confirmation après un autotest positif est donc un geste nécessaire pour soi et pour ses proches. Faire ce test de confirmation est aussi indispensable pour permettre le bon suivi et la maîtrise de l’épidémie. En effet, sans cela le résultat positif n’entre pas dans les indicateurs de suivi de l’épidémie.

 

En cas de résultat négatif à un autotest : soyez prudent.

La fiabilité de l’autotest est limitée, il est donc toujours possible que vous soyez porteur du virus dans des quantités non détectables, ou qu’une erreur liée au prélèvement fausse le résultat.

Vous êtes ainsi toujours susceptible de transmettre le virus à d’autres personnes. C’est pourquoi il faut impérativement continuer à respecter les gestes et mesures barrières pour ne pas mettre en danger votre entourage et notamment les personnes les plus vulnérables.