COVID19 : Retour des personnes vulnérables au travail

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Politique publique de santé Prévention COVID19
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Source : canva
Suis-je une personne à risque ? Dois-je retourner au travail en présentiel ou puis-je encore télétravailler ? Quelles sont les conditions pour un retour serein au travail ? Les réponses du Premier ministre apportées lors de sa conférence de presse du 11 septembre 2020.
Corps de texte

Les personnes vulnérables doivent-elles retourner au travail ?

Les personnes vulnérables ayant été identifiées par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) comme étant à risque de formes graves de Covid-19 ont été protégées depuis le début de la crise sanitaire, avec une possibilité d’arrêt de travail ou d’activité partielle sur la base d’un certificat d’isolement délivré par leur médecin.

Dans le contexte du déconfinement et de la reprise progressive de l’activité économique, le Haut Conseil de la Santé Publique a été saisi du sujet de la reprise de l’activité des personnes vulnérables, afin de concilier la protection de leur santé - qui demeure la priorité absolue - et leur maintien en emploi, le risque de désinsertion professionnelle pouvant s’avérer élevé après plusieurs mois sans activité professionnelle.

Ainsi, conformément à l’avis Haut Conseil de la Santé Publique du 30 juin 2020, la reprise de l’activité des personnes vulnérables est préconisée dans des conditions sanitaires renforcées. Le travail présentiel doit être assorti de mesures de protection complémentaires dans des conditions de sécurité renforcée.

En cohérence avec cette préconisation, le décret n°2020-1098 du 29 août 2020 met fin à l’activité partielle des personnes vulnérables et des personnes cohabitant avec elles au 1er septembre 2020. Il sera mis fin dans les mêmes conditions aux arrêts de travail dérogatoires des travailleurs indépendants et agents publics concernés.

Le Gouvernement reste néanmoins très attentif à la protection de la santé des plus fragiles : l’activité partielle et les arrêts de travail dérogatoires seront maintenus, sur prescription du médecin, pour les personnes atteintes de certaines pathologies qui présentent un risque particulièrement élevé de formes graves de Covid.
 

Pourquoi renvoyer au travail les personnes vulnérables ?

Ces personnes restent plus vulnérables que d’autres au risque de forme grave de Covid mais le HCSP a considéré que le risque d’être exposé au SARS-CoV-2 n’est pas supérieur en milieu professionnel que le risque encouru en population générale.  Le risque en milieu professionnel, même pour les professions exposées au contact avec le public ou les malades, peut être contrôlé par une application stricte des mesures barrières (cf. avis du 19 juin 2020).
 

Les personnes anciennement considérées comme vulnérables peuvent-elles demander une dérogation à leur médecin pour poursuivre leur travail au chômage partiel ou en télétravail si elles estiment que leur vie est en danger ?

En tout état de cause, le médecin demeure compétent pour évaluer si l’état de santé de la personne est compatible avec la poursuite de son activité professionnelle. S’il l’estime nécessaire, le médecin peut prescrire un arrêt de travail.
 

Quelles sont les personnes considérées comme à risques face à la COVID-19 ?

L’ensemble de la population est susceptible de contracter la maladie COVID-19.

Certaines populations sont toutefois plus à risques de formes graves, d’admissions en réanimation ou de décès :

  • Les personnes âgées de 65 ans et plus, en particulier celles de plus de 70 ans
  • Les personnes avec antécédents (ATCD) cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque).
  • Les diabétiques, non équilibrés ou présentant des complications
  • Les personnes ayant une pathologie chronique respiratoire (broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, apnées du sommeil, mucoviscidose,…).
  • Les patients ayant une insuffisance rénale chronique dialysée
  • Les malades atteints de cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie)
  • Les malades atteints de cirrhose
  • Les personnes présentant une obésité (indice de masse corporelle (IMC) > 30 kg/m2).
  • Les personnes avec une immunodépression congénitale ou acquise
  • Les personnes présentant un syndrome drépanocytaire majeur ou ayant un antécédent de splénectomie.
  • Les femmes enceintes, au 3è trimestre de la grossesse.

    Si vous ou une personne vivant à votre domicile se trouve dans cette situation, il vous est recommandé d’être très prudents, car le coronavirus circule toujours.