La santé pour territoire

Chikungunya, dengue, zika : Lutte contre les maladies transmises par le moustique-tigre

Communiqué de presse
Visuel
Moustique tigre
Le département de Saône-et-Loire est doté depuis 2015 d’un plan contre les arboviroses : le chikungunya, la dengue et le zika, des maladies transmises par le moustique-tigre.
Ce dispositif est coordonné par le Préfet.
Corps de texte

Le chikungunya, la dengue et le zika sont des maladies tropicales présentes dans différents pays ou départements d’outre-mer. Le chikungunya et la dengue se transmettent exclusivement par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique-tigre infecté. Pour le zika, il existe aussi une transmission sexuelle et une transmission de la mère à l’enfant si contamination durant la grossesse.

Les personnes voyageant dans ces pays peuvent revenir en France métropolitaine, malades et porteuses de virus. Si elles sont piquées pendant la phase de contagiosité (de 2 jours avant à 7 jours après le début des signes) par un moustique-tigre, il va ainsi s’infecter et transmettre le virus à d’autres personnes du voisinage lors de nouvelles piqûres.

Le moustique responsable de la transmission de ces maladies (vecteur) est Aedes albopictus, communément appelé moustique-tigre.

Originaire d’Asie, cette espèce sévit depuis de nombreuses années dans les départements français de l’Océan indien.

En métropole, l'extension du moustique est continue depuis 2004. A ce jour, il est définitivement implanté dans 42 départements métropolitains, dont la Saône-et-Loire.
 

Un plan départemental en Saône-et-Loire

Dès 2006, pour prévenir et limiter la circulation des virus, le Ministère de la Santé a mis en place un dispositif de lutte contre les arboviroses. Ce dispositif est établi en lien avec les ARS, les préfectures, les conseils départementaux et les communes concernées, ainsi que les structures chargées de la surveillance entomologique et de la démoustication.

Depuis l’arrêté ministériel du 9 décembre 2014, la Saône-et-Loire est classée comme département où Aedes albopictus est implanté. Un plan départemental a donc été défini en 2015.

Bilan 2017 

  • L’implantation du moustique reste très localisée à ce stade, sur la région sud de Mâcon et Louhans,
  • 6 cas malades ont été signalés. Seul 1 cas d’infection à virus Zika importé a été confirmé sachant que la personne n’était plus contagieuse à son retour en France métropolitaine.

Plan départemental 2018 

Il est défini par l’arrêté préfectoral du 14 avril 2018, concerne l’ensemble du département, et s’articule autour de trois grands axes :

  • la surveillance et la lutte contre le moustique-tigre vecteur de maladies (surveillance entomologique),
  • la détection précoce des cas suspects humains de dengue, de chikungunya et de zika (surveillance épidémiologique),
  • une sensibilisation du public.

 

La surveillance et la lutte contre le moustique (surveillance entomologique)

Elle vise à observer l’implantation géographique du moustique pour  limiter sa progression.

Elle est placée sous la responsabilité du Conseil départemental qui a missionné l’Entente interdépartementale (EID) Rhône-Alpes pour la démoustication. Celle-ci est chargée de l’évaluation de la situation et de l’estimation de l’implantation, en particulier à travers l’observation d’un réseau de pièges. Cette surveillance a lieu du 1er mai au 30 novembre. L’EID Rhône-Alpes est également mobilisée pour l’identification du moustique-tigre lors de signalement sur le site internet.

Chacun d’entre nous peut également participer à cette surveillance en envoyant un message via le site de signalement grand public :

http://www.signalement-moustique.fr/

 

La détection précoce des cas suspects humains malades (surveillance épidémiologique)

Cette surveillance est assurée par l’Agence Régionale de Santé et Santé Publique France.
Elle se base sur le signalement accéléré de tous les malades suspects de dengue ou de chikungunya ou de zika et ce, dès l’apparition des symptômes, sans attendre la confirmation biologique, pour limiter la circulation des virus.

Le réseau de surveillance s’appuie sur l’information et la sensibilisation des médecins et des biologistes, mais aussi du grand public qui doit  consulter rapidement de retour de voyage dès les 1ers symptômes.

 

La communication auprès du public

Au-delà de la participation des services de l’Etat et des collectivités à ce plan départemental, l’implication de tous est importante pour limiter la prolifération du moustique, mais également prévenir la transmission des maladies.

Des gestes simples près de chez soi

Une brochure rappelant les gestes de prévention est disponible.

Il est notamment très important de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique à l’intérieur et surtout autour de son domicile :

  • enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable,
  • changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine,
  • vérifier le bon écoulement des gouttières,
  • mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout objet pouvant se remplir d’eau, etc…

Pour les voyageurs

Les personnes se rendant dans les zones où circulent les virus du zika, du chikungunya et/ou de la dengue, comme actuellement sur l’île de La Réunion, doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à leur retour. En cas de fièvre, consulter son médecin traitant.

 

Consultez les documents et l'article dédié ici

 

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Lauranne Cournault
Tél. : 03.80.41.99.94.
lauranne.cournault@ars.sante.fr