La santé pour territoire

Cas d’infection invasive à méningocoque à Dijon

Communiqué de presse
Visuel
Femme se tenant la tête entre les mains
Crédit : Phovoir
Trois cas d’infection invasive à méningocoque (IIM) sont survenus entre octobre et décembre 2016 chez des étudiants de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté, campus de Dijon. Deux de ces étudiants sont décédés, l’état de santé du troisième a évolué favorablement. Nous avons pris des mesures de protection et de prévention pour prévenir l'apparition de nouveaux cas.
Corps de texte

Le décès d’une étudiante en 3ème année au pôle Economie et Gestion a été signalé le 22 décembre 2016, suite à une infection invasive à méningocoque W. Il s’agit d’un 3ème cas d’IIM W survenu dans la communauté étudiante de l’Université de Dijon.
 
Le premier cas a été signalé le 19 octobre chez une jeune femme décédée le 20 octobre. Le deuxième cas a été déclaré chez une jeune femme de 17 ans le 24 octobre et a évolué favorablement.

La survenue sur une période de trois mois, de trois cas au sein du campus, retient l’attention des autorités sanitaires. L’ARS Bourgogne-Franche-Comté agit en lien avec la Direction Générale de la Santé, la Préfecture de la Côte-d’Or, l’Académie de Bourgogne et l’Université de Bourgogne-Franche-Comté.

A ce jour, aucun nouveau cas n’a été signalé.

  • Les professionnels de santé ont été informés de cette situation, en vue d’une vigilance particulière vis-à-vis de patients présentant des signes évocateurs de la maladie.
  • Le traitement des personnes contact : Comme c’est le cas habituellement, dès le premier signalement, et pour chacun des cas d’infection, l’ARS a procédé à la recherche des personnes ayant eu des contacts proches et répétés avec l’étudiante décédée, pour leur recommander une prophylaxie antibiotique et une vaccination. Les 48 personnes identifiées ont été contactées par des infirmières de l’ARS, qui se sont mises également en relation avec leurs médecins traitants et les pharmacies de secteur. Ces personnes sont hors de dangers.
  • Une campagne de vaccination : Dans un but de prévention collective, l’ARS, en lien avec la Direction Générale de la Santé, Santé Publique France, l’académie de Dijon, et l’Université Bourgogne-Franche-Comté, organise une campagne de vaccination, débutant en janvier. L'objectif est d'interrompre la circulation du germe au sein du campus.
  • Pour toutes questions, un numéro vert est mis à votre disposition : 0805 200 550, du lundi au vendredi, de 9 heures à 17 heures.

A ce jour, les investigations n’ont pas montré de contact direct entre les étudiants touchés par la méningite ni entre leurs entourages respectifs. Ce qui signifie que la bactérie circule dans le milieu étudiant via des porteurs sains qui ne développent pas la maladie. L’objectif de la vaccination est d’interrompre, de manière durable, la circulation du germe dans la communauté étudiante. Environ 30 000 étudiants et personnels sont ciblés par ce dispositif. 

Tous les étudiants et les personnels du campus de Dijon sont invités à se faire vacciner, en trois phases successives :

  • Phase 1 : les étudiants et personnels du pôle Economie et Gestion, où étudiait la jeune fille récemment décédée (1 000 personnes), du 4 au 6 janvier 2017.
  • Phase 2 : les étudiants et personnels du bâtiment voisin Droit-Lettres (8 à 10 000 personnes), du 9 janvier au 20 janvier.
  • Phase 3 : le reste du campus de Dijon (20 000 personnes), à partir du 20 janvier.

Un site de vaccination dédié, la salle « Multiplex », est mis à disposition par l’Université située au sein du campus. Le site situé sera ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 17h. La campagne de vaccination dans le centre dédié est gratuite.

La mobilisation, l’information et la planification des passages des étudiants est assurée par l’Université.

Un numéro de téléphone dédié est mis en place par l’ARS pour répondre aux questions : 0 805 200 550 (numéro vert).

Le centre de vaccination installé au Multiplex, sur le site du campus Montmuzard de Dijon
sera fermé du lundi 30 janvier, à 17 heures jusqu’à la fin de la semaine. A compter du lundi 6
février, à 9 heures et jusqu’au vendredi 10 février à 13 heures, le Multiplex accueillera de
nouveau pour une dernière semaine les personnels et étudiants qui souhaitent se faire
vacciner contre le méningocoque et qui n’ont pas été en mesure de le faire au cours des
trois premières phases du dispositif.

A partir du 13 février, ce dispositif exceptionnel organisé depuis le 4 janvier sera levé, mais
la campagne de vaccination se poursuivra suivant de nouvelles modalités.

Deux relais :

Jusqu’à la fin du mois de mars, les étudiants et personnels concernés disposeront en effet de deux points de rendez-vous pour bénéficier de cette vaccination gratuite, l’un sur le campus, l’autre au centre-ville.

Ils pourront se rendre :

  • Au centre de prévention et de santé universitaire de l’université : 6a, rue du recteur Marcel-Bouchard, à Dijon sur des horaires dédiés, de 13 heures à 15 heures (fermeture du 20 au 24 février 2017).
  • Au centre départemental de vaccination : 1 rue Nicolas-Berthot, à Dijon, de 9 heures à 17 heures.

Depuis le lancement de cette campagne de vaccination contre le méningocoque, 13 144 personnes ont été vaccinées. Cette couverture vaccinale peut encore progresser pour améliorer la protection communautaire.

 

Affichette de la campagne de vaccination contre le méningocoque W

Aller plus loin

Les communiqués de presse

  • 03.01.2017 : Cas d’infections invasives à méningocoque à Dijon : Organisation d’une campagne de vaccination exceptionnelle sur le campus de l’université 

A propos de la méningite

Le méningocoque est un germe qui se transmet de personne à personne par les gouttelettes de salive par contact rapproché. Ce germe très fragile, ne survit pas dans l’environnement, ce qui ne nécessite pas de désinfection des locaux fréquentés par un malade.

Les infections invasives à méningocoques sont des maladies rares en France. La méningite est la forme la plus fréquente. Elle se traduit par une fièvre, des maux de tête, une raideur de nuque accompagnée de vomissements et une gêne à la lumière. D’autres signes, en particulier digestifs ou articulaires, peuvent survenir, ainsi que l’apparition de taches rouges qui progressent rapidement.

En cas de doute, il faut consulter sans délai son médecin traitant.